Bac à compost, ce qu’il faut savoir pour réussir son compost en 2022

Qu’est ce que le compost ? Et comment le mettre en place chez soi ? Suivez notre guide, nous vous expliquons ce qu’il faut savoir concernant ce matériel. Dans votre maison ou dans votre jardin, trouver l’endroit idéal pour votre bac à compost est une décision à prendre après réflexion. Faisons le point !

Compost




Qu’est ce que le compost de déchets ?

‘Compost’ signifie ‘Engrais composé’. C’est un fertilisant à base de déchets d’origine végétale ou animale. Une fois décomposée par des micro-organismes (bactéries, champignons,…), mélangée et mise en tas, cette matière organique produit un engrais de qualité totalement naturel qui nourrit vos plantes, les rend plus saines et plus résistantes aux maladies.

Composter, c’est donc recycler les déchets verts du jardin et de la maison en les amassant en tas pour qu’ils se décomposent dans un composteur.

Le processus du compostage est relativement simple : Les déchets organiques collectés, que ce soit des déchets verts, des déchets de cuisine ou du bois, subissent une transformation grâce à des petits animaux et micro organismes pour devenir un produit comparable à du terreau. Ce terreau est plus connu sous le nom de compost. Dans de bonnes conditions, et après le la dégradation, le compost devient une matière riche en éléments nutritifs 100% naturelle.
Lors du compostage, les réactions nécessitent, pour la dégradation, de l’oxygène et de la chaleur. La température au sein du composteur peut augmenter jusqu’à 50° puis diminue par la suite.

Lors du processus de compostage de biodéchets, deux phénomènes se succèdent : la maturation puis la biosynthèse.

Les différents types de compostage

Le compost peut être divisé en deux catégories :

–> Le compostage anaérobie : la dégradation a lieu lorsque l’oxygène, présent en quantité limité, permet aux micro-organismes anaérobies d’élaborer des composés intermédiaires comme du méthane, des acides organiques, du sulfure et bien d’autres matières écologiques. Les composés organiques ont alors une forte odeur et certains présentent une phytotoxicité, c’est à dire qu’ils sont toxiques pour les plantes et pour le jardin. Comme la compostage anaérobie, c’est à dire sans dioxygène, se fait à basse température, les pathogènes ne sont pas affectés. De plus, ce type de compostage est plus long que le compostage aérobie.

–> Le compostage aérobie : Cette forme de décomposition à lieu en présence d’une forte quantité d’oxygène. Lors de ce processus, les micro-organismes décomposent la matière organique et produisent du gaz carbonique, de l’eau et de la chaleur. 0 l’inverse du compostage anaérobie, le humus issu du compostage aérobie ne comporte que très peu de risques de phytotoxicité. La chaleur générée par la dégradation des matières organiques accélère la transformation des protéines, des graisses et des sucres complexes. LA chaleur permet également de réduire la durée du processus de compost. L’avantage de ce processus et de la chaleur qu’il dégage est qu’il détruit des micro-organismes nocifs pour l’homme et pour votre jardin.

Pour la production agricole et si vous souhaitez pouvoir apporter à la terre et à vos plantes, un engrais de qualité et écologique, il est conseillé d’avoir recours au compostage aérobie dans la mesure ou ce processus élimine les matières nocives.

Le compostage aérobie, comment le définir ?

Le compostage aérobie est relativement simple mais nécessite toutefois que certains facteurs entrent en jeu pour faciliter la décomposition des matières organiques. Faisons le point.

–> L’aération : le compostage aérobie, à l’inverse du compostage anaérobie, nécessite une grande quantité d’oxygène. En effet, lorsque le taux d’oxygène est insuffisant dans le composteur, la croissance des micro-organismes est limitée et la décomposition est donc ralentit. L’aération du composteur est également essentielle pour diminuer la température intérieure et éliminer la vapeur d’eau et les gaz présents dans le compost. Pour un compostage efficace, il est alors primordial de contrôler la taille du tas de biodéchets et la ventilation en retournant régulièrement les bacs à compost.

–> L’humidité : L’humidité est nécessaire pour assurer l’activité métabolique des micro-organismes. Si à l’intérieur des bacs à compost, la teneur en eau et donc en humidité est trop faible (moins de 40%), le processus de décomposition est plus lent. Il est donc conseillé de commencer le compost avec une teneur en eau au dessus de 65%.

–> La température : Alors que la température idéale pour la phase initiale de compostage est de 20 à 45°C, par la suite, les organismes thermophiles ayant pris le contrôle des étapes ultérieures, une température située entre 50 et 70°C est idéale. Les températures élevées caractérisent les processus de compostage aérobie et sont les indicateurs d’une activité microbienne importante. Les pathogènes sont en général détruits à 55°C. L’aération, avec l’ouverture du couvercle du composteur et le retournement des tas de biodéchets, peut être utilisée pour réguler la température.

Le compost de matières humides et sèches

Lorsque l’on souhaite commencer à composter, il est important de savoir quelles sont les matières organiques qui se dégradent et de quelle façon etc elles qui ne se dégradent pas ou moins bien. En partant de ce constat, faisons la différence entre matières vertes et matières brunes :

–> Les matières vertes ou matières humides : On retrouve dans cette catégorie les biodéchets comme les épluchures, Les herbes fraiches, le marc de café, Les fruits et les légumes abîmés et les restes de repas. Les matières vertes contiennent plus d’eau, plus d’azote et sont plus souples que les matières brunes.

–> Les matières brunes ou matières sèches : Dans cette catégorie, on retrouve Les feuilles mortes, les brindilles, la sciure de bois, Le carton , le papier journal. Les matières brunes sont plus sèches, plus riches en carbone et plus solides que les matières vertes.

Pour obtenir un bon compost, c’est à dire une bonne dégradation des matières, il est conseillé de mélanger matières brunes et matières vertes. En effet, si le compost est composé que de matières vertes alors les bactéries vivant sans oxygène vont se développer et une forte odeur fétide va se dégager alors qui si le compost est constitué uniquement de matières brunes alors le manque d’azote et d’humidité ne permettra pas aux bactéries d’entrer en jeu dans la décomposition des biodéchets.

Les avantages du compost

Posséder un composteur chez soi, dans son jardin ou sur son balcon, a donc de nombreux avantages.

–> Il renforce l’aptitude de votre sol à retenir l’eau et les nutriments indispensables à vos plantes.

–> Il permet de réduire les déchets de la cuisine et du jardin

–> C’est un excellent fertilisant, écologique et naturel, issu de biodéchets

–> Transformation des déchets gratuite et écologique

–> Une solution pratique pour éviter des aller retour à la déchetterie

Comment faire son choix parmi les nombreux modèles de composteurs ?

Il existe, en effet, sur internet ou en magasin, un large choix de bac à compost à différents prix. Vous pourriez ainsi en trouver en bois ou en plastique, pour intérieur ou pour extérieur et de différentes tailles. Alors comment choisir le bon bac composteur pour votre maison ? quel système choisir ? Il est important lors du choix de composteur de prendre en compte certains critères :

–> L’emplacement : Les bac à compost existent en différentes tailles et différentes matières. Il est donc tout à fait envisageable d’acquérir un composteur pour jardin comme un composteur d’intérieur, dans votre cuisine par exemple. Cela va dépendre du volume de biodéchets que votre ménage génère. En effet, si vous souhaitez composter une partie de vos déchets, comme vu ci dessus, il convient d’avoir un espace suffisant pour permettre une bonne aération et faciliter le compostage.

L’avantage des composteurs extérieur est donc le volume, qui s’expriment en litres, qu’ils peuvent accueillir tandis que les composteurs intérieurs sont plus pratique car ils permettent d’éviter les trajets dans le jardin.

–> Le prix : En fonction de la matière du composteur et de volume de déchets organiques qu’il peut accueillir, le prix va varier. Il existe sur internet, des bons plans pour acquérir des composteurs à un prix très raisonnable. Vous pouvez ainsi trouver ces produits sur les sites de Garantia, Vidaxl ou encore sur Amazon bien sur ! Les modèles en bois sont plus coûteux que les modèles plastiques, et les modèles plus sophistiqués (composteur rotatif ou lombricomposteur) sont plus chers que le bac simple.

–> Les ouvertures : Le composteur doit obligatoirement être muni d’un système d’aération, d’une ouverture facile, qui peut se matérialiser sous forme de couvercle rotatif tout simplement et d’une trappe sur le coté ou en bas du bac pour permettre de récupérer le compost mûr.

–> Ce critère est uniquement d’ordre logistique mais bien à prendre en compte, la livraison du composteur. Si vous décidez de l’acheter en magasin, il faudra alors prévoir le chemin retour et donc un espace conséquent dans votre voiture car ce type de produit peut s’avérer assez volumineux. Si vous l’achetez en ligne, vous pourriez bénéficier de la livraison gratuite.

Choisir le bon emplacement pour le composteur

Pour faciliter l’utilisation du composteur, l’emplacement jour un rôle important. Si vous y jetez surtout des déchets de jardinage comme des brindilles, des feuilles ou de la pelouse, ce n’est pas gênant de le mettre au fond du jardin. Si vous l’utilisez surtout pour vos déchets de cuisine, un emplacement plus proche de la maison, ou même dans la maison, sera sûrement plus adapté.

Selon le système de composteur choisi, attention aux odeurs : placer le bac sous la fenêtre de la chambre ou trop près de la clôture du voisin n’est peut-être pas une excellente idée. Idem si vous souhaitez avec un composteur en intérieur. Dans ces cas la, il faut plutôt miser sur un vermicomposteur.

Tout savoir sur le Vermicomposteur



Il existe toutes sortes de modèles de vermicaisses, bacs-à-vers ou vermicomposteurs (appelés à tort « lombricomposteurs » car les vers ne sont pas des lombrics), dont les noms varient autant que le nombre de modèles. De toutes tailles, conçus dans divers matériaux, on peut les acheter en jardineries ou sur internet sur amazon par exemple ou sur les sites Garantia ou vidaxl.

Le compostage est un processus à chaud alors que le lombricompostage est une méthode à basse température. Le premier nécessite une taille minimale permettant la montée en température. Le second peut se faire dans de petits bacs installés à l’intérieur ou à l’extérieur, alors que le premier exige un jardin.

Le compost doit aussi être retourné régulièrement et aéré pour être parfaitement oxygéné. Il faut ainsi éviter trop d’humidité alors que le lombricompostage est un processus humide produisant du thé à compost, qui se révèle être un formidable engrais pour votre jardin.

Le fonctionnement du vermicomposteur

Le fonctionnement de ce matériel est relativement simple. Le vermicomposteur est donc un bac hermétique et étanche composé de plusieurs étages formés par un empilement de bacs perforés. Ces bacs permettent aux vers de changer d’étage et ainsi de faciliter la dégradation de vos déchets organiques. C’est donc un véritable écosystème dans lequel vos déchets deviennent un fertilisant de qualité.

–> La première couche est celle ou les déchets frais sont déposés.

–> La deuxième couche correspond aux déchets en décomposition

–> La troisième couche est celle dans laquelle se trouve les vers : Nous appelons ça le lombricompost

–> La dernière couche est un bac fixe dans lequel s’écoule un liquide issu de la décomposition des déchets par les vers. Cela s’appelle le lombrithé.

Il est important de prendre en compte que les différentes couches, matérialisées par des bacs, doivent être amovibles afin de changer l’ordre dans lequel on les dispose.

Un lombricomposteur peut être individuel (pour une personne ou une grande famille) ou collectif (restaurant, cuisine municipale, …). Il peut être réalisé en différentes matières (plastique, bois, polystyrène, …). Il peut être acheté ou conçu soi-même. Il peut être placé à l’intérieur d’un appartement ou d’une maison (cuisine, cave, …) ou à l’extérieur (balcon, jardin, …).

Les avantages du vermicompostage

Tout comme le compost classique dans un composteur adapté, le vermicompostage à de nombreux avantages :

–> C’est une solution gratuite écologique et faite maison

–> Ce type de compostage peut s’effectuer tout au long de l’année

–> Contrairement au compost classique, le vermicompostage ne dégage pas d’odeur nauséabonde

–> L’entretien est simple puisqu’il n’y a pas besoin d’arrosage, d’aération ou même de remuer le futur compost

Quelle matière choisir pour le vermicompostage ?

Les atouts du bois sont qu’il s’agit d’un matériau naturel et esthétique. Il est très adapté à une installation en extérieur, puisqu’il gère très bien les changements de température. De jolis modèles existent pour les balcons et les terrasses avec des jardinières. En revanche, le bois n’est pas absolument étanche, pouvant plus facilement causer des désagréments (odeurs, insectes, …) et il est moins facile d’entretien. De plus, son aspect esthétique va vieillir.

La plupart des modèles sont en plastique, très souvent recyclé et recyclable. Il s’adapte à toutes les localisations, intérieures et extérieures. Ultra simple d’entretien, un simple coup d’éponge ou de nettoyeur haute pression suffit. Sa conception est réellement optimisée pour zéro gêne et un fonctionnement optimal. En revanche, le plastique n’est pas adapté aux emplacements avec des variations importantes de températures.

Comment utiliser le compost ?

Avant d’utiliser le compost dans votre jardin, il est important de savoir si il est arrivé à maturité ou non. Un compost est mûr lorsque vous ne reconnaissez plus les déchets initialement déposés dans le bas à compost, que la couleur est sombre voir quasi noir et que sa texture est fine et friable. Son aspect doit être homogène.

En cas de doute, il est possible de tester l’efficacité du compost en semant des graines dans un pot rempli de compost. Si la graine germe alors le compost est mûr dans le cas contraire il n’est pas encore arrivé à maturité. Il est bon de savoir que le compost peut être nocif pour les plantes si il est en contact direct avec les racines.

Utiliser le compost dans le potager

Vous pouvez utiliser le compost tout au long de l’année en le disposant dans les trous de plantation en recouvrant de fines couches de terre. Ainsi les racines en se développant, auront tous les nutriments nécessaires pour grandir.

Pour les arbres fruitiers

Pour entretenir les espèces fruitières, vous répartirez chaque année sous l’envergure des feuilles une couche d’environ un centimètre d’épaisseur de compost, soit 3 à 5 kg / m2 pour les arbres et 2 à 3 kg / m2 pour les arbustes. Vous pouvez recouvrir le tout de paille.

En jardinière

Pour la création de nouvelles jardinières, un bon mélange est constitué d’un tiers de compost, un tiers de terre et un tiers de sable. Avec ce même mélange, vous pouvez également l’utiliser pour vos plantes intérieur.

Planter directement sur le tas de compost

Il est tout à fait possible de planter directement sur un tas de compost à mi-maturité. Les courges et potirons sont des légumes particulièrement résistants et se développent rapidement au contact du compost.

Comparatif des composteurs

Vous souhaitez fabriquer vous-même votre engrais, de façon simple et écologique ? Vous souhaitez acquérir un composteur ? Vous êtes au bon endroit, suivez notre guide pour savoir quel produit choisir et comment l’utiliser dans votre maison ou votre jardin.
Il existe différents types de composteurs sur le marché. Vous pouvez ainsi opter pour un composteur en bois ou en plastique et avec différentes capacité. Faisons le point

Le bac à compost

Le composteur rotatif ou à tambour

Le lombricomposteur